Houplines, suivez le guide !

Houplines est une commune de 8000 habitants (selon le dernier recensement), située en métropole lilloise, près d’Armentières (Nord). Correspondant local de presse, j’ai arpenté cette ville, où je réside depuis plus de 20 ans, à la recherche de lieux méconnus ou insuffisamment mis en valeur. Après avoir bien voyagé, retour aux sources !

ÉTÉ 2014 : Pour cette balade estivale, nous avons choisi de démarrer de l’église Sainte-Anastasie d’Houplines qui fut reconstruite après la première guerre mondiale à l’emplacement de l’ancienne mairie, détruite durant le conflit. Non loin de là, au bout de la rue Camille-Desmoulin, l’ancienne brasserie Roussel-Delobel est restée l’une des curiosités historiques de l’industrie brassicole locale. Il y a peu, ce site a hébergé le musée de la Lithographie qui a fermé ses portes en janvier 2012. De là, nous remontons la rue Gambetta, jusqu’au pont qui servait jadis de poste de douane, près de l’ancien estaminet « A la tête d’or » dont l’inscription est restée gravée en façade. Puis nous longeons le bras mort de la Lys en direction d’une ancienne écluse. En franchissant le petit pont de bois, beaucoup de promeneurs pensent passer la frontière alors que nous sommes toujours sur le sol français. Plus loin, nous longeons la Lys jusqu’aux marches du pont d’Houplines. Nous franchissons le canal afin de prendre le coté opposé du chemin de halage. Nous décidons alors de sortir des sentiers battus pour atteindre des territoires qui appartiennent toujours à la commune d’Houplines, en suivant ce qui fut l’ancien tracé de la Lys. Nous abordons alors les « Près entre deux eaux », situés entre le tracé actuel de la Lys et le bras mort d’un méandre, lequel constitue d’ailleurs la véritable frontière avec la Belgique. Un endroit qui constitue un véritable atout pour la biodiversité mais, depuis bien longtemps, grignoté par les terres agricoles. Malheureusement, notre escapade s’avère compliquée et l’absence de sentiers adaptés à la promenade nous oblige à rebrousser chemin. Au cours de notre randonnée, nous croisons la route de quelques pécheurs et promeneurs tout aussi téméraires. Loin de toute présence humaine, nous parvenons toutefois à observer quelques poules d’eau, des foulques, … qui pataugent paisiblement dans les eaux de la vieille Lys, devenue peu profonde. D’où la nécessité de préserver ces zones humides.

ÉTÉ 2015 : L’an dernier, nous avions musardé du coté des Bas-Prés de la Lys pour dévoiler aux lecteurs de la Voix les attraits de notre randonnée d’été. Pour cette nouvelle escapade estivale, nous avons choisi de nous éloigner des abords de la Lys. Rue Roger-Salengro, nous démarrons du cimetière militaire comprenant 533 sépultures de la première guerre, majoritairement des britanniques. Nous suivons ensuite le pavé de la Chapelle qui longe des champs récemment moissonnés en pleine nuit. Au loin, on distingue l’hôtel de Ville, l’une des plus belles réalisations architecturales de l’Armentiérois, reconstruite après guerre. On s’éloigne de la ville pour s’enfoncer dans la campagne houplinoise, par le chemin du Pilori. Sur notre gauche, le second cimetière militaire de la commune face à la ferme de la Buterne.  Sur les 129 tombes, on dénombre 128 britanniques et 1 canadien. Plus loin, le gîte de la Cour du Roy accueille les visiteurs pour quelques nuitées paisibles et propose la visite d’une ferme pédagogique. Nul besoin de se reposer, nous poursuivons notre chemin jusqu’à la ruelle la Blanche. A notre droite, cette route nous mène aux confins de la commune. Pour l’instant,  nous n’avons encore croisé personne. Nous décidons de prendre sur notre gauche, vers le Petit Chemin de l’Epinette, là où sont stockés des véhicules militaires en cours de restauration. Puis, nous reprenons la route, qui fût bordée de tranchées anglaises en 14-18, jusqu’au chemin de l’Epinette. A l’intersection, nous observons l’un des panneaux implantés dans la commune visant à promouvoir le tourisme de mémoire en plein centenaire de la première guerre. Plus loin, au lieu dit du « Pont Ballot », nous nous trouvons sur la première ligne allemande, théâtre de terribles combats avec les armées australiennes et anglaises en janvier 1917. Nous terminons notre randonnée par une halte aux étangs du Pont Ballot dont on dit qu’ils ont été formés par des trous d’obus.

Publicités

Une réflexion sur “Houplines, suivez le guide !

  1. les differents trous , etangs , du pot ballot ont ete formes par l explosion de toutes sortes de munitions . les anciens m ont toujours dit qu il y avait des entrepots d armes et de munitions , obus y compris sur les terrains ap. partenant , a l epoque ; a la famille Dupire . apres guerre le site a servi a faire exploser en securite ces explosifs d ou la formation des etangs .

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s